Interview ( The Movement) Fanny Quenot

Fanny Quenot : « L’athlétisme coule dans mes veines ».

La vice-championne de France élite de 100 m Haies, A 30 ans, Fanny Quenot n’a pas fini de surprendre le monde du sport. En effet, elle accumule déjà plusieurs titres à son actif, la spécialiste de la Haie ne compte pas s’en arrêter la et voit déjà loin dans son joli palmarès.

La guadeloupéenne nous a décortiqué ses points marquants dans le monde qui la passionne tant, l’athlétisme.

D’où est venue cette passion de vouloir devenir une athlète ? ​

« L’athlétisme coule dans mes veines « depuis toute petite.  J’ai été Inspirée depuis l’âge de 6 ans par Marie José Perec qui a fait vibrer la Guadeloupe à l’époque. Mais j’ai dû arrêter pour des raisons professionnelles mais j’adorais déjà ce que je faisais. 

En partant faire mes études à Lyon, je me suis dit peut-êtreque j’allais me réinscrire mais plus par loisir pas plus car je me disais à 20 et 23 ans ça ne serait pas possible.

Et finalement, j’ai donc repris à 23 ans sur les 100 m haies, mon coach m’a suggéré de faire les haies, et j’ai constaté que d’année en année, je progressais, mes chronos descendaient. Au bout de 4, 5 ans, j’ai commencé à faire des sélections en équipe de France.

De cela, j’ai poursuivi sur cet élan.

Qu’Est-ce qui te plait dans l’athlétisme ? :

J’aime ce sport pour sa diversification, du saut en longueur, de la haie, 400m, pour moi c’est un sport complet.

Ma discipline actuelle je l’aime, car je n’aurai pas pu faire du 100 m de plat, mais je préfère le 100 m haie.

Chaque fois je me mets dans des starting bloc, je m’incarne que ces deux obstacles que je dois construire, mais je mets les obstacles des haies en relation avec les objectifs que je dois franchir dans la vie, cela me motive, J’aime les choses simples et à la fois pas simple. 

J’apprécie fortement la musique et ma discipline est chantante selon moi. En effet, le rythme que cette discipline transmet me fait penser au rythme et temps que la musique émet : C’est-à-dire en comptant les étapes à franchir 1, 2,345,678 jusqu’àarriver à la 10 ieme haies pour ensuite casser et sprinter jusqu’à la ligne d’arrivée. 

Le conseil que je peux donner pour cette discipline est qu’il Faut avoir du pied et savoir mettre beaucoup de concentration.

Quels ont été tes sacrifices pour arriver au niveau professionnel d’athlétisme ? 

A vrai dire, je n’ai pas fait de sacrifice. J’allais à l’entrainement tout naturellement. Au bout de 4 ans de reprise à la fin de mes études BTS et de mon master, je me suis plus consacré pleinement sur l’athlétisme. 

J’avais déjà pour objectif les jeux olympiques de Tokyo et les championnats du monde.

Au début, c’était compliqué mais après ça a été grâce à mes performances et aux sponsors qui m’ont suivi.

J’ai décidé de faire du freelance, cela m’a aidé aussi. Pôle emploi m’a soutenu à gérer mon planning sportif à mi-temps, le contrat avec la Fédération, cela me permet d’acquérir de l’expérience professionnel car je suis toujours dans la communication

Peux-tu nous évoquer tes performances déjà acquises ?

J’ai plusieurs titres au niveau national, c’est à dire que je suis vice-championne de salle sur 60 m en 2018, vice-championne de haies en 2018,2 ieme des jeux en européen en 2019 toujours sur 100 m haie et 3 ième au championnat d’Europe en équipe en 2019, En 2020, je suis médaillé de bronze des championnats de France sur 100 m haies et qualifié pour les championnats du monde de Doha.

Quel sont les conseils à avoir pour pouvoir pratiquer cette discipline en haut niveau ?

Je dirai qu’il faut déjà être un bon sprinteur sur du plat. Courir vite sur le plat. Ensuite, il faut mettre beaucoup de fréquence, c’est à dire en haies, il faut s’approprier un rythme, 1,2,3 ,4 enenchainant la haie, le plus millimétré que possible.

Avoir bon partant pour pouvoir très vite être performant dans la suite de la course.

As-tu entamé des exercices sportifs pendant le confinement, comment as-tu gérer ce confinement en tant que sportive professionnelle ?

C’était compliqué. Je n’avais pas accès aux salles. Je ne suis pas un demi fondeur, je suis une sprinteuse et pour lasprinteuse on a besoin de piste, de starting-block, de faire des passages de haies. 

Donc je ne pouvais pas le pratiquer en extérieur, on n’avait pas as accès aux infrastructures.

Pour la musculation, que j’ai récupéré le matériel au centre sportif de Guadeloupe. J’en faisais chez moi, on a essayé de créer du dynamisme à la maison.

Malheureusement après l’annulation des J.O. on a arrêté de faire des programmes intenses à la maison sachant qu’il n’y avait pas d’objectifs ; Mais pendant tout le confinement je me suis tout de même entrainé, avec deux semaines de repos. On attendait aussi la reprise pour pouvoir nous relancer dans les objectifs.

Pouvons-nous faire comme les jamaïcains, ou américains en atteignant les meilleures performances ?

Oui c’est possible, après chaque pays ont un procédé différent. La Jamaïque c’est culturelle chez eux , ils pratiquent le sport depuis petit, quand tu passes par la maternelle tu es obligé de passer par la détection d’athlétisme, quand tu filtres ,tu es obligé dans sortir des pépites, c’est la même chose aux états unis, c’est culturelle, il faut être très fort pour avoir une bourse étudiante, donc tout le  monde se met au sport, ce qui n’est pas le même fonctionnement en France, ou c’est plus basé sur l’apprentissage à l’école en priorité et ensuite le sport.

Mais je pense qu’il y a plus de pépites en France qu’on ne le pense mais elles ne font pas forcément leurs sports de prédilections, ni de sport du tout, c’est pour ça qu’on ne le détecte pas tous les enfants qui ont un fort potentiel en France et dans les Dom Toms.

Mais pourquoi pas à l’avenir changé ce modèle français pour laisser exprimer les talents du sport.

Te vois-tu entrainer dans les années à venir ?

A vrai dire, Je peux entrainer mais je ne peux pas encore entrainer à haut niveau car je n’ai pas les diplômes pour ça. Il y a des entrainements pour handicapés, on a remarqué avec les statistiques de l’Insee qu’il y avait beaucoup de personnes à situation handicap à cause des accidents de la route et autre et j’aimerai bien développer cette démarche sur l’île de la Guadeloupe ou je réside actuellement.

Quels sont tes objectifs futurs ?

Mes objectifs futurs sont d’aller au J.O de Tokyo et à plus long terme et terminer ma carrière sur Paris 2024, il y aura pas mal d’échéance de championnat du monde en salle d’intérieur et extérieur.

L’athlétisme est ma passion, je souhaite me faire plaisir et faire le plus de championnat possible et de qualification et pour au final en un bon souvenir.

Chaque expérience, chaque sélection en équipe de France est différente et c’est un moment fort dans une carrière professionnelle.

Par Jonathan Sainte-Rose

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